France Pinczon du Sel [membre des expéditions polaires de Vagabond, au sein de l’Association Nord-Est, et en collaboration avec l’Institut Polaire Français IPEV : au Groenland (2000 et 2001), en Russie (2002), en Alaska et au Canada (2003), au Spitsberg (2004-2005)] est intervenue après des classes de 6e sur le thème de la culture inuite et de la nutrition chez les inuits d’aujourd’hui.

Les élèves avaient visionné en préparation le documentaire « aventure sur la banquise » de Katia Chapoutier, (quotidien d’une famille française hivernant pour la science sur leur voilier, plongé au cœur de la culture inuite).

L’objectif est de mieux sensibiliser aux évolutions de l’environnement en observant un environnement moins complexe avec l’impact de ses populations.

France Pinczon du Sel a notamment pu évoquer les éléments ci-dessous.

Entre tradition et modernité, les habitants du Nunavut cherchent leur équilibre entre les traditions ancestrales qui les relie toujours très fort à la terre (et la mer, même gelée !) et leur volonté d’être considéré comme les égaux des autres citoyens canadiens, en adoptant les modes de vie qui viennent du sud, embrassant la société de consommation autant qu’il leur est possible. Les fonctionnements des 30 communautés qui occupent un territoire grand comme 4 fois la France, et représentent une population de 37000 personnes au total, sont particuliers au vue des conditions climatiques comme de leur isolement. Traditions qui perdurent, motivations et désarroi des inuits, art, croyances, mode de vie contemporain mis en regard avec les temps anciens, la beauté et les enjeux de la faune locale ont été évoqués. Puis le thème de la nutrition, lié malheureusement aux problèmes de scolarité. Où l’on se rend compte que tout est exacerbé là bas : mêmes problématiques qu’ici sur l’importation des vivres, leur civilisation connaît de manière amplifiée toute les maladies qui nous guettent si nous allons dans l’excès et la malbouffe. Attention au piège de la consommation : nos besoins alimentaires sont bien plus simples que ce que nous font croire les publicités et la diversité de l’offre des supermarchés ! Et on revient à la liberté de choix de chacun (évoquée dans notre parcours) : pour être libre, il faut oser être attentif à ses besoins profonds, et non à ceux que la société de consommation, par ses convenances et son diktat médiatique, nous impose. Ce qui est valable aussi dans le quotidien et le futur que chaque collégien devra s’inventer.

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