de la 6e a la 3e la promotion internat 2016 2017 du college Val d'Elorn
de la 6e a la 3e la promotion internat 2016 2017 du college Val d’Elorn

Elle reste durement gravée dans les mémoires, cette image du pensionnat synonyme de punition ou de maison de redressement, telle l’image donnée dans le film « Les Choristes ». Au collège du Val d’Élorn, qui n’a rien d’un centre éducatif fermé, la vingtaine d’élèves, qui adhèrent à cette forme de scolarisation, l’ont fait de leur plein gré, en consensus avec leurs parents.

« Une école de tolérance et de sociabilisation »

Encadrés de deux professeurs, deux surveillants et des agents de maintenance, répartis en chambrées de trois personnes avec douche et toilettes, les internes vivent des horaires et une règle de vie communautaire soumise à concession. « Ça constitue une seconde famille, une école de tolérance et de sociabilisation, par laquelle on acquiert la confiance en soi », confie Éloïse, élève de 3e. Un cahier de liaison tripartite (professeur, élève et parents) permet de mesurer la progression ou de corriger la trajectoire de l’élève. « Oui, c’est une rupture avec le rythme familial, admet Klervi, élève de 4e, mais c’est aussi un bonheur de se retrouver après une semaine d’absence ». « Si, pour des raisons familiales (horaires de travail des parents, monoparentalité…), l’internat est une solution, pour certains élèves, c’est dans l’optique de mieux travailler qu’ils ont volontairement opté pour cette formule », confirme Cécile Le Bohec, conseillère principale d’éducation.